5: ça valse dans la backroom

VINGT-SEPT juillet 2011

 

Olivier collé contre un mur s’habitue au peu de lumière et observe le manège autour de lui. Karim passe tout contre lui, lui effleure le sexe de la main et passe son chemin. Karim aime allumer. Il vient de chauffer à blanc Ludovic qu’il a laissé sur sa faim, insatisfait. Du coup Ludo qui ne tiendra plus longtemps se tourne vers Christophe offert. Ludo le pénètre et jouit. Christophe se colle à lui et l’embrasse longuement. A coté, Olivier n’a rien perdu de la scène. Il commence à bander furieusement, sa serviette le serre, il la retire. Sans crier gare Cédric se penche et commence à le pomper goulûment. Olivier est un peu surpris du manque de préliminaire mais la bouche de Cédric est accueillante et il s’y sent bien, alors il s’en accommode. Cédric penché en avant offre son sillon aux appétits de tous, s’en rend il compte? Probablement. Stéphane en profite. Rien de grave c’est son copain. Olivier décide de participer plus activement et il embrasse Stéphane à pleine langue tout en branlant Cédric. Ces trois là commencent à chauffer la backroom, du coup Max resté en retrait est attiré par le dos musclé de Stéphane qu’il lèche du bas du coup à la naissance des fesses. Rien ne plait plus à Stéphane qui du coup redouble d’ardeur à baiser Cédric. Mathieu seul dans son coin commence à penser qu’il va vraiment rater une occasion et malgré sa timidité maladive il s’approche, se met à genoux et commence à sucer Cédric. Cédric est aux anges, il ne pensait pas que ça délirerait autant ici. La backroom n’est plus que râles et gémissements. Autour de ces cinq là, Karim,Nicolas, Alex, Yohan, Hakim, Julien, Loïc et Jim se branlent.
C’est à ce moment que Lorenzo fait son apparition

Lorenzo est italien, brun aux yeux verts, la peau mate.

Lorenzo mesure un mètre quatre vingt trois et pèse soixante seize kilos.

Lorenzo est imberbe hormis un filet sombre sur son ventre plat et une barbe de deux jours soigneusement entretenue: elle affine son visage déjà ciselé.

Lorenzo est tout simplement beau, il le sait.

Lorenzo est un garçon élégant, en tout, il n'abuse pas de sa beauté d'ailleurs il en doute.
Lorenzo est entré.

Immédiatement Nicolas regrette de ne pas avoir repris la gym plus tôt. Julien décide de s’y remettre dès demain. Hakim toujours fier de ses pectoraux est soudain pris d’un doute! Karim quant à lui reste bien décidé à faire une comparaison d’abdos.

Lorenzo est entré et a immédiatement flashé sur la bouche de Karim, ses lèvres pulpeuses délicatement ourlées.

Lorenzo est entré et a choisit Karim pour commencer. N’allez pas croire qu’Lorenzo soit poseur et sûr de lui, non pas du tout, en fait il est plutôt timide, réservé, alors il doit se lancer et faire le premier pas.

Lorenzo a donc décidé que ce serait Karim qui lui ôterait son petit slip blanc avec les dents!
C’est une des coquetteries de Lorenzo, entrer dans un labyrinthe uniquement vêtu d’un petit slip blanc afin qu’on le lui ôte lentement avec la bouche après maintes caresses de la main.
Karim a croisé le regard de Lorenzo, il a immédiatement compris. Karim s’est approché. Sous sa serviette son sexe est dur, il le frotte sur le slip de Lorenzo en guise de bienvenue.
Loïc en retrait, voudrait s’appeler Seth et peser cinquante kilos de moins.
Karim lèche le torse de Lorenzo, de la pomme d’Adam au nombril où il fait une pause stratégique. Il sent le sexe de Lorenzo bouger. Il mord… la ceinture de son slip, la fait glisser un peu, pousse sa langue jusqu’à la naissance du sexe, fait glisser la ceinture à nouveau, du côté des fesses cette fois.
Nicolas s’est approché. Le sexe tendu d’Alex frotte sur ses fesses. Sa main touche le sexe d’Hakim, nu. Il ne peut étouffer un « pardon ». Comme si Hakim pouvait s’offusquer de ce geste. Hakim n’attendait que ça et se rapproche de Nicolas qui lui se frotte sur Lorenzo.

Lorenzo est sollicité de tous côtés. Il adore sentir des mains parcourir son corps.
Lorenzo est nu, Karim a mérité de garder le CK!

Nicolas se penche. Il passe du sexe de Lorenzo à celui d’Hakim. Il ne sait plus où il en est. Hakim est rassuré, il a parcouru le torse de Lorenzo du plat de la main. C’est bien lui qui a les plus beaux abdos!
Pour le coup il embrasse Lorenzo, sur la bouche, sur les joues, dans le coup dans le bas du dos, à la naissance des fesses.

Mais que fait Yohan pendant ce temps?

Yohan prend son temps. Il se fraye un chemin parmi les corps nus. C’est toujours un moment agréable. On pose doucement sa main sur une épaule, un sexe ou une fesse. On ne peut pas vraiment savoir à l‘avance! On sent son sexe heurter une fesse, parfois c’est une bouche. Parfois un sexe glisse sur ses propres fesses. Yohan prend son temps en branlant son sexe bandé. Alex s’est approché et la directement engouffré dans sa bouche après le lui avoir doucement retiré des mains, ce qui a attiré l’attention de Loïc, le gros bonhomme. Loïc a regardé Yohan, lui a caressé le sein en insistant sur le téton. Yohan déteste ça et le repousse, doucement. Décidemment, Loïc pense qu’il aurait du rester dans le jacuzzi. D’ailleurs il y retourne.
Sylvain est entré un peu après Lorenzo. Personne ne l’a remarqué. Difficile de succéder à Lorenzo. Pourtant Sylvain du haut de ses vingt ans est super sexy. Il s’ennuie un peu, la musique est un peut trop vintage à son goût. Raphaël deux consonnes et trois voyelles n’a pas d’opinion sur le sujet. Il est là pour la première fois. Il a déjà connu des filles. Même s’il est attiré par ce qu’il voit il reste un peu mal à l’aise. Il ne va sans doute pas rester. Pourtant essayer avec un mec, il en meurt d’envie. Sur le point de partir il croise Vincent qui semble aussi mal à l’aise que lui. Vincent est hétéro. Il est venu pour… Pourquoi au fait? Parce qu’il a des doutes. Il n’arrête plus de mater les mecs à la piscine et ne peut s’empêcher de bander, de plus ça ne va plus si bien avec Léa. Vincent à compris, il a envie de relever le défi.

De leur côté, Cédric et Stéphane sont au sommet du plaisir et poussent un cri qui surprend tout le monde. Le temps suspend son vol un instant. Ils sortent en riant. La bande des cinq s’égayent, vers les douches, la piscine, les vestiaires.
Dans le labyrinthe les autres reprennent leurs activités.
Luc entre, il revient de la piscine s’en s’essuyer, il trouve ça plus sexe.
Et pendant ce temps, Lorenzo est le centre d’une quasi émeute. Yohan s’est approché de lui en se glissant contre son dos. Il lui caresse la pomme d’Adam, son sexe aiguisé par les caresses d’Alex glisse entre ses fesses. Hakim lui s’excite sur les fesses de Yohan qui aime ça, mais pas plus! Nicolas suce Lorenzo, Karim suce Nicolas, Ludovic embrasse Lorenzo…

Et soudain de la lumière.

Monsieur propre fait sa ronde.

L’ambiance est cassée.

Il va falloir tout reprendre à zéro!!!

 

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4: Backroom

VINGT-CINQ juillet 2011

 

Pour me consoler, je décide de finir la journée dans les bras d'un garçon!

Pas le temps et pas envie d'aller au sauna ou de draguer dans un bar. Je veux du sexe rapido-cho. Alors?

Alors je décide de retourner là où je disais ne plus jamais aller sachant très bien que je remettrai ça un jour ou l'autre.

logo backroomL'endroit, à changé, en mieux, la loi anti-tabac ici aussi a fait du bien. Rituel habituel qui ne trompe personne: je choisi une cassette au hasard, je paye, récupère un jeton avec un préso et une dose de gel, le tenancier m'indique un numéro de cabine, que je ne retiens même pas. Je descends l'escalier, excité comme une puce, assoiffé de sexe... L'endroit est toujours aussi glauque bien que plus propre. Je rode un peu. Je mate les mecs qui matent des films sur le grand écran ou dans des cabines dont ils laissent la porte soigneusement entre ouverte. Après deux tours de circuit j'ai flashé pour trois types. Si tout se passe bien je ne serais pas venu pour rien.

Je vais dans une cabine, j'ouvre ma chemise, défait mon ceinturon, ouvre le premier bouton de mon Diesel "low ride", passe ma main dedans...

préservatifLes mecs, tout comme moi quelques instants auparavant, font leur tour de reconnaissance. Un de ceux qui me branchent passe, repasse, s'arrête, tend une main pour me caresser la poitrine. Il me plaît. Il le comprend vite. Il entre et ferme la porte. On s'enlace, en s'embrasse, on se caresse, on se déssappe. Deux corps nus chaud-cho enlacés. Deux mecs excités l'un contre l'autre. Jean à un corps d'athlète, ferme et fin. Jean a un cul d'enfer et comprend vite que je le convoite. Le corps de Jean est chaud comme une bouillotte. Jean est "chaud" tout simplement et rapidement je me retrouve en lui. Finalement cela n'a pas été rapido du tout, nous avons pris le temps, beaucoup de temps pour parvenir à nos fins: prendre du plaisir bien mérité.

J'ai remonté l'escalier, tranquillement, apaisé, content en me disant "je reviendrai certainement!". Comme la dernière fois, le jeton pour regarder le film est resté dans ma poche, comme la dernière fois je suis ressorti dans la rue, le sexe encore chaud est gonflé de plaisir. Comme la dernière fois je suis aller prendre un train...


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3: Nicolas

VINGT-DEUX juillet 2011


… je suis avec Nicolas dans la rue.

Le trajet jusqu’au sauna est un peu long 15mn à faire à pied avant de pouvoir jouir de nos corps. Dehors il fait toujours anormalement chaud. Il faut rester discrets, pas envie de se faire traiter de pd à chaque coin de rue. En marchant nos mains se frôlent malgré tout; nous nous jetons des regards d’envie, nos mains s’enlacent, nous marchons plus vite. Nous ne parlons presque pas.
Devant l’entrée nous sommes presque en transe. Je parviens à peine à articuler un bonjour au caissier.
Je suis devant la porte de mon casier. Nicolas me colle contre elle
- je sens son sexe dur, il m’embrasse tendrement dans le cou, j’ai vraiment envie de ce mec.
Ma serviette peine à cacher mon désir
- nous planons jusqu’à la douche, l’eau coule sur son torse. Nicolas me regarde d’un air gourmand. Je le colle contre moi.
Nous nous séchons. Passage éclair au vestiaire pour remettre un boxer.
Nous sommes dans l’intimité d’un cabine faiblement éclairée.

Nicolas me colle contre le mur, me caresse le torse et m’embrasse.
Je retire sa serviette, je sens sa main glisser sur la mienne.
Nos regards sont comme soudés.Ma serviette glisse. Je sens la main de Nicolas sur mon boxer.
- il descend
- me mordille et me lèche au travers du tissu
- ses mains caressent mes fesses, les miennes son beau visage.
Je suis nu devant lui.Sa langue me happe, ses lèvres me prennent délicatement, il m’aspire en entier
-je suis déjà dans un état second
- je ne sais pas pendant combien de temps il m’a sucé, je reprends conscience quand il m’embrasse, il est nu lui aussi.
- mes mains commencent à caresser ses fesses
- je frotte un doigt
- il gémit.
- ses yeux sont fermés
- il est collé contre moi, il se donne tout à moi …je mets un deuxième doigt
- ses bras m’enlacent encore plus
- je sens son sexe dur contre le mien
- je n’ai qu’une envie, la même que lui
- il est sur le sol
- je rentre doucement
- je le serre contre moi
- je l’embrasse tendrement, je le caresse
- je bouge en lui en vas et viens langoureux
- je le branle un peu
- son cœur bat plus vite encore
- un petit râle
- je le fais jouir
- je continue de lui faire l’amour
- je ressens un instant de vide
- un instant d’exaltation
- j‘ai joui en silence.

deux mecs au lit

 
Nous sommes encore dans l’instant amoureux, je prends la serviette je sèche son corps humide
- je le câline
- étendus sur le sol je le garde contre moi
- je le regarde, assoupi, satisfait
- il est beau.
 

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2: Les pectos de Vincent

VINGT juillet 2011

 

bomec endormi...En revenant dans le séjour il avait pensé:

"il a de magnifiques pectoraux. J'aimerais en avoir d'aussi beaux que lui."
Ils étaient en effet superbes, pleins avec une petite aréole foncée. Il l'avait laissé dans la chambre d'ami, un bras négligemment jeté en travers du torse. Le dessus de lit s'était enroulé autour de ses jambes, exposant l'autre entièrement et révélant entre elles un triangle de poils blonds bouclés. Il se souvenait du reflet qu'il avait surpris dans le miroir de la chambre d'hôtel. Il avait voulu qu'il le voie. Il ressentait maintenant le même désir brûlant. Il s'assit au bord du lit et contempla son visage pâle, serein, pour l'instant du moins, insouciant de son passé compliqué comme de son futur incertain. Il en caressa les contours du bout des doigts. Il avait changé tellement de choses en lui en si peu de temps. C'était comme si il l'avait réveillé d'un long sommeil. Il lui avait redonné l'appétit de vivre. Il se pencha pour l'embrasser sur le front et arrangea le drap de façon à le couvrir décemment. En quittant la pièce, il tira la porte doucement derrière lui et resta quelques instants debout dans l'entrée, les yeux fermés. Il respira à fond. Il entendait son sang courir dans ses veines. Il sentit la vie lui filer entre les doigts et serra son poing pour l'arrêter. Il et elle étaient trop précieux pour les laisser s'échapper comme ça..."

 

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1: Songe d'une nuit chinoise

QUINZE juillet 2011

 

Nos regards se sont croisés brièvement dans le hall de l'hôtel. J'allaiU chercher ma clé. Je n'ai pas pu résister, je me suis retourné sur son passage. Lui non plus n'avait pu résister.
Il m'a souri.
Je lui ai souri.
Il se dirigeait lentement vers les ascenseurs.
En attendant au comptoir je lui jetais un oeil à la dérobée. Il avait disparu. Ma clé en main je me suis dirigé rapidement vers les ascenseurs.
Il était là, tout sourire, beau comme une promesse jamais tenue.
Visiblement, il m'attendait.

"- salut" me dit-il,

"- salut",
"- seul?"
"- oui"

"- tu viens voir la vue de ma chambre?"

Je lui réponds un

- "oui" fébrile.
Dans la cabine je lui prends la main, il me prend l'avant-bras.

Il est entré le premier dans la chambre, il m'a tenu la porte et l'a refermée derrière moi.
Je chancelai presque en entrant et pourtant, sitôt la porte fermée, je l'ai plaqué contre, je me suis emparé de sa bouche, j'ai écrasé mon corps contre le sien.
Ce furent des baisers voraces, violents, urgents.
J'ai retiré ma chemise brutalement, je lui ai ôté son tshirt.
Les peaux se sont touchées, les torses, les ventres.
J'ai pris son visage à pleine main pour l'embrasser et dévorer ses lèvres.
J'ai senti son sexe durcir contre l'étoffe de son jean fashion.
Je bandai moi aussi.
Je me suis mis à genoux et l'ai déboutonné.
Sa queue a jailli hors du jean, je l'ai avalée aussitôt.
Il m'a sucé à son tour.
Je passai ma main dans ses cheveux ébouriffés, me cramponnai à sa nuque, je fermai les yeux.
Et puis nous nous sommes affalés sur le lit.
Il y a eu des étreintes fiévreuses, des caresses furieuses, des plaintes convulsives.
Je l'ai serré très fort contre moi.
Je l'ai senti en moi. J'ai empoigné les draps du lit.
J'avais des larmes au coin des yeux.
Nous avons joui à quelques secondes d'intervalle.
J'ai senti son foutre chaud sur mon ventre, vu le mien maculer le drap.

Plus tard..
Debout, nu, il contemplait le lever du soleil. Je me suis plaqué contre lui, doucement. Mon ventre a touché le bas de son dos. J'ai senti ses fesses se presser contre mon sexe.
J'ai enroulé mes bras autour de ses hanches et posé mon menton sur son épaule. Il n'a pas prononcé un mot, j'ai continué d'observer le lever de soleil.
Il a fini par dire: "J'ai faim. Pas toi? Si on allait prendre un petit déjeuner quelque part?"
J'ai acquiescé en frottant ma joue contre la sienne.

Nous avons rapidement enfilé nos vêtements froissés de la veille.
Je me sentais si bien en le regardant descendre l'escalier.
Je l'ai rattrapé, lui ai effleuré le bras.
J'aurais pu être effrayé d'un tel geste en public. Je ne l'ai pas été.
Quand on porte sur soi les traces de sperme séché du type qui marche à ses côté, on n'est effrayé de rien...

... sauf par la sonnerie de ce foutu réveil-matin! Car ceci n'était qu'un songe inspiré par la lecture de "Un homme accidentel" de Ph. Besson, un soir dans un hôtel de Pékin.

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